Les lâchers de gibier des années 70-80

A la sortie de la Seconde Guerre mondiale, les populations de grand gibier étaient particulièrement réduites. Une politique de repeuplement de certains massifs forestiers principalement en cerf et chevreuil en plaine, ainsi qu’en chamois et mouflon en montagne, a été mise en place le plus souvent à l’initiative du monde cynégétique, mais aussi de l’ONF pour les forêts domaniales.

A cette fin, des territoires ont été érigés en réserve nationale de chasse à la fin des années 50, gérées par l’Office national de la chasse (ONC), devenu l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Il s’agissait de constituer des réservoirs de population pour permettre la capture d’animaux vivants (reprises) et effectuer des lâchers dans les territoires où ces espèces n’étaient plus présentes.

Le plus souvent, ces réserves étaient situées en terrain domanial. Par exemple à Chambord (41) et à La Petite Pierre (67) pour le cerf ; à Chizé (79) et Trois-Fontaines (51) pour le chevreuil ; dans les Bauges (73-74) et au Markstein (68) pour le chamois ; au Mont Valier pour l’isard ; au Caroux-Espinouse pour le mouflon.

Les lâchers ont permis de répondre aux demandes émanant des gestionnaires cygénétiques, tant en forêt publique que privée.

Par territoire, ces lâchers ne portaient que sur quelques animaux mais ont permis, par une gestion raisonnée (pas de chasse pendant un certain temps puis prélèvement dans le cadre d’un plan de chasse), de développer des populations importantes vivant dans les massifs forestiers et leur périphérie.

Ces opérations de lâcher n’ont plus de raison d’être aujourd’hui en forêt domaniale car les populations y sont présentes.